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Chocolats du bon sens

Militant – Bio – Vegan – Artisanal – Écologique

Bienvenue dans l’univers des Chocolats du bon sens, où la bienveillance et le respect sont à l’origine de chaque chocolat.



✔ Bio

✔ Végan

✔ Artisanal

✔ De la fève de cacao au chocolat fini

✔ Sans lécithine

✔ Respect de l’environnement

✔ Respect des producteurs de cacao

PRODUITS

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Chocolats du bon sens produit son chocolat directement à partir de fèves de cacao, sourcées auprès des producteurs de cacao et importées à la voile. Ici, il n’y a pas de mélanges : chaque chocolat est élaboré à partir d’une seule variété de cacao afin d’obtenir des chocolats aux caractéristiques propres. Uniquement des cacaos de haute qualité sont sélectionnés.

La production se décline en tablettes de chocolat, pots de petits cœurs en chocolat, pâtes à tartiner, bouchées de chocolat fourré, truffes et chocolats saisonniers.

Les tablettes sont faites de chocolat noir (pur ou avec des noisettes, éclats de fèves de cacao, … ) ou de chocolat cru (cacao non torréfié). Les petits cœurs en chocolat sont eux en chocolat noir ou chocolat cru. Le chocolat est élaboré uniquement avec des fèves de cacao et du sucre de canne intégral et non raffiné. Il n’y a pas de beurre de cacao additionnel, ni lécithines, ni autres additifs.

Les pâtes à tartiner ne contiennent rien d’autre que mon chocolat noir et des fruits à coque (noisettes ou amande au choix).

Toutes les bouchées de chocolat et truffes restent dans l’esprit de simplicité : un minimum d’ingrédients, sans additifs, pour un maximum de qualité et des goûts prononcés.

ORIGINE

CACAO

Je pense qu’un chocolat de haute qualité ne peut être fabriqué qu’à partir de fèves de cacao de haute qualité. J’essaie donc d’utiliser les meilleurs cacao que je puisse trouver.

Fèves de cacao blanches de très haute qualité

Il existe de nombreuses variétés de cacao cultivées de nos jours. Mais les meilleures sont les moins cultivées. Ce sont les variétés originelles de cacao, trouvées en Amérique centrale et utilisées pendant des siècles par les anciennes civilisations aztèques et mayas. Chacune aux caractéristiques uniques. Ces derniers siècles, les européens ont disséminé et cultivé le cacao tout autour de l’équateur. La plupart des agriculteurs cultivent maintenant de nouvelles variétés de cacao, plus productives mais au détriment de la qualité.

Cacao Criollo – fèves fraîches

Je me source auprès d’une coopérative de petites fermes en République Dominicaine, qui cultivent du cacao certifié biologique et équitable. Bientôt, je commencerai également à sourcer des fèves de cacao dans une ferme très spéciale en Colombie, qui cultive du cacao exceptionnel… avec un effort incroyable de préservation de la faune et flore locale. Toutes mes fèves de cacao sont ensuite transportées à la voile pour traverser l’Atlantique (en savoir plus : transport à la voile).

Lorsque les fèves de cacao arrivent dans mon atelier, elles ont déjà été fermentées quelques jours dans des caisses en bois, puis séchées au soleil. Ce processus de fermentation est très important et peut changer énormément le résultat final du chocolat. Je tiens à dire un grand MERCI aux cacaoculteurs, car je crois qu’ils sont responsables de la plus grande partie du produit final !

Fermentation

Les agriculteurs de cette coopérative sont organisés en petits groupes régionaux. Chacun de ces groupes dispose d’une zone de fermentation et de séchage centralisée, ce qui leur donne la possibilité d’ajouter de la valeur à leur production.

Séchage

La coopérative fournit une éducation aux agriculteurs, ce qui est très précieux pour eux: quand ils comprennent le processus global de classification, de commerce et de fabrication du chocolat, ils peuvent comprendre ce qu’ils doivent faire s’ils veulent améliorer la qualité et augmenter la valeur de leur produit. Ce n’est certainement pas une pratique courante dans la production de cacao, mais c’est le moyen d’obtenir de meilleurs retours pour un travail très dur.

La partie éducation et avenir pour les enfants est très important. Dans de nombreux endroits, des enfants sont kidnappés, puis sont vendus aux agriculteurs comme des esclaves. C’est une pratique très courante, spécialement en Afrique de l’Ouest, d’où provient l’essentiel de la production mondiale de cacao (70%). Le journaliste danois Miki Mistrati a fait deux reportages à ce sujet (Chokoladens Mørke Side, 2010 et Lyssky Chokolade, 2012). Si vous ne connaissez pas ces films, je vous les conseils. Le commerce du chocolat est principalement partagé par une poignée de multinationales. Elles ont toutes signé le protocole Harkin-Engel, créé pour éliminer le commerce des enfants esclaves en juillet 2005… je ne pense pas qu’ils aient fait beaucoup plus qu’apposer leur signature. C’est probablement la voie du succès: faire des prix imbattables en volant le travail des agriculteurs, la vie d’enfants et la confiance des consommateurs.

SUCRE

Lorsque l’on parle de la qualité du chocolat, le cacao est la première chose qui nous vient à l’esprit. Qu’en est-il du sucre? C’est également un ingrédient principal du chocolat!

In the cane field

Le sucre est probablement l’un des pires ennemis de la santé publique de nos jours… désolé, je voulais dire le sucre BLANC et RAFFINÉ ! Le sucre, comme tout autre aliment, doit conserver tout son contenu naturel. Le processus de raffinage de tout (et spécialement des céréales et du sucre) est une très mauvaise habitude de notre société. Bien que cela semblait être des produits de luxe dans le passé, il est devenu une source de problèmes de santé publique énorme !

J’ai naturellement décidé d’utiliser du sucre de canne complet et non raffiné (appelé rapadura, panela, ou autre selon les régions).

Ce sucre est le pur jus de canne déshydraté par évaporation. Contrairement au sucre blanc, il contient beaucoup de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments.

Sucre prêt à la coopérative

Il provient d’une coopérative de fermes familiales au Pérou, à haut projet social certifiées biologiques et issues du commerce équitable.

Comparaison entre le sucre de canne complet, le vrai sucre de canne brun et le sucre blanc. Contenu en minéraux et oligo-éléments (mg pour 100 g) (source: «L’assiette aux céréales», Claude Aubert, à partir des analyses du laboratoire de l’institut de nutrition d’Amboise – France)

mg pour 100 g sucre complet vrai* sucre brun sucre blanc
Magnesium 804.50
Phosphore 5540
Fer 11.530.75
Fluor 5.33.950
Cuivre 0.50.20
Manganèse 0.350.20
Zinc 0.30.120

* “vrai” se réfère ici au sucre brun naturel, pas au sucre blanc qui a été coloré, puis appelé “sucre brun”.

TRANSPORT À LA VOILE

Voilier de transport sans moteur pour un transport sans émission

Tres Hombres – Photo de Fairtransport

Les fèves de cacao fraîchement récoltées (Trinitario Hispaniola) en provenance de République Dominicaine traversent l’océan Atlantique à bord du TRES HOMBRES.

La goélette Tres Hombres de 32 mètres navigue depuis décembre 2009. Elle conservera une route de navigation pour le transport de marchandises entre l’Europe, les îles de l’Atlantique, les Caraïbes et l’Amérique.

C’est une excellente occasion pour les Chocolats du Bon Sens de faire un pas en avant et d’utiliser le moyen le plus durable et écologique de transporter ses fèves de cacao !

J’ai visité le Tres Hombres et rencontré son équipage lors de mon expédition à la recherche de fèves de cacao en République Dominicaine, et je peux vous dire que les fèves de cacao sont entre de bonnes mains. MERCI à eux!

Une partie de l’équipage est composée de marins professionnels et les autres sont des apprentis. Les apprentis n’ont que peu, voire aucune expérience de la navigation , et ont rejoint le voyage pour apprendre en aidant l’équipage professionnel. Par exemple, Mickael, un agriculteur du nord des États-Unis, a tout quitté et a vendu sa ferme pour apprendre à naviguer à bord du Tres Hombres. C’est une véritable aventure pour tous, plus qu’un simple métier, c’est une passion et un défi. 24 heures par jour. Thibaut, un autre apprenti, a déclaré: “C’est une vraie leçon d’humanité: il n’y a aucun moyen de s’échapper sur le bateau, il faut donc apprendre à être 24h par jour avec le reste de l’équipage”.

C’est un travail difficile, épuisant, très peu de temps de sommeil, des veilles pendant la nuit, mais à la fin, aucun d’eux ne regrette le voyage.

Décharger le navire de sa cargaison à son arrivée en Europe est l’une des étapes les plus excitantes de l’ensemble du processus de fabrication du chocolat ! Et je souhaite à chaque chocolatier d’en faire l’expérience. C’est apprécier quelque chose que vous attendiez depuis longtemps. L’équipage navigue près de 8 mois pour ramener les meilleures fèves de cacao remplies de l’énergie de l’océan. Et la tradition est la tradition, il faut décharger à la main et en musique!

Déchargement des fèves de cacao – Photo de Fairtransport

Il n’y a même pas 100 ans, il y avait encore beaucoup de ces bateaux, naviguant et expédiant dans le monde entier, utilisant simplement la force du vent. Ils font maintenant partie des musées. J’espère que nos petits enfants visiteront des musées avec de gros porte-container inutiles tandis que les océans seront remplis de voiliers transportant nos marchandises !

Tout d’abord, nous pourrions éviter la plupart des importations en produisant localement.

Nous pourrions ensuite importer uniquement des produits qui ne peuvent pas être produits localement. Ceux-ci doivent être considérés comme un luxe et consommés en petite quantité.

Suis-je un rêveur ? … Pour la Terre, pour la vie et pour les générations futures, j’espère que ce ne sera pas qu’un rêve !

Apprenti à bord

BEAN TO BAR

DE LA FÈVE DE CACAO À LA TABLETTE DE CHOCOLAT
Je source mes fèves de cacao directement auprès des cacaoculteurs, puis je gère l’ensemble du processus, de ces fèves au chocolat final.

Chocolats du Bon Sens est un chocolat biologique fabriqué à la main à partir de fèves de cacao au sein de l’écovillage de Suderbyn sur l’île de Gotland (Suède). Bien qu’il s’agisse d’une pratique très rare, c’est le moyen de faire du chocolat en toute conscience de toutes les implications de sa production.

La plupart du chocolat dans le monde est industriel et provient d’un des géants de la transformation du cacao. Leurs priorités sont la constance du goût et le faible coût. C’est incroyable de penser que le chocolat peut être si bon marché et avoir une telle constance de goût: c’est la magie de l’industrie. Cela ne devrait pas être comme ça ! Pensez au vin : préférez-vous un mélange de toutes sortes de raisins pour trouver un goût constant ou un vin élaboré de manière à révéler toutes les caractéristiques de ces raisins spécifiques, dans cette région spécifique, avec ce sol spécifique, et la météo de cette saison spécifique?…

LE PROCÉDÉ
Une fois que les fèves sont dans mon atelier, un long processus commence:

Contrôle de la qualité

Tout d’abord, les fèves sont contrôlées pour en éliminer les déféctueuses. Je n’utilise que des fèves de première qualité pour faire le chocolat.

Torréfaction

La torréfaction des fèves de cacao dépend de la saveur souhaitée. Je préfère une torréfaction à basse température qui conserve les caractéristiques des fèves de cacao. Comme le vin, le chocolat peut refléter le «terroir», chaque combinaison lieu/arbre conférant au chocolat des caractéristiques uniques. Mais la façon de faire le chocolat peut détruire ces caractéristiques, comme une torréfaction trop poussée par exemple.

Une partie des fèves de cacao sont conservées crues pour en faire du chocolat cru et profiter du goût pur des fèves de cacao.

Séparation

Les fèves de cacao sont ensuite débarrassés de leur enveloppe. Seul l’intérieur des fèves est utilisé pour le chocolat.

Broyage

Les fèves de cacao sont broyées par un moulin à pierre. C’est pendant ce processus que le sucre est ajouté. Cela peut prendre jusqu’à 3-4 jours pour obtenir la consistance souhaitée. Le but est de décomposer les fèves et le sucre en très petites particules afin que la bouche ne puisse pas les détecter.

Tempérage

Cette étape donnera au chocolat son éclat et sa consistance. Le chocolat doit être chauffé et refroidi de manière très spéciale, en respectant une courbe de température précise. En fonction de cette étape, le chocolat pourra se conserver très longtemps (dans un endroit sec entre 15 et 18 ° C).

Moulage

Le chocolat tempéré est moulé puis refroidi.

Emballage

Les tablettes de chocolat prêtes sont vérifiées, puis emballées une par une dans des emballages faits à la main.

L’EMBALLAGE
Pas de plastique ! Pas de papier d’aluminium !

Je ne suis pas scientifique, je ne ferai aucune expérience sur le plastique ou l’aluminium. Je ne saurai donc probablement jamais à quel point ils sont nocifs (ou non) pour la santé, mais je ne leur fais tout simplement pas confiance… Je ne les utiliserai donc pas dans mes emballages. Sans parler de la nocivité des manufactures de plastique et d’aluminium… Les tablettes sont enveloppées dans une couche de «papier transparent» naturellement compostable (un film en bois). Un papier fabriqué à partir d’enveloppes de fèves de cacao recyclées est utilisé pour le recouvrir et afficher les informations sur le produit.
J’ESPÈRE QUE VOUS APPRÉCIEREZ !

Emballage compostable

PHILOSOPHIE

Une philosophie ne pouvant se résumer à un slogan ou une accroche publicitaire, je me permettrai ici de développer les réflexions qui sont à l’origine de ce projet.

Le RESPECT est le point de départ, la base de ma philosophie.

Je pense que le respect se doit d’être une condition sine qua non à l’origine de tout projet.

Quelles sont les actions qui entrent en jeu dans la production du chocolat ? Et quelles en sont les conséquences directes et indirectes à prendre en considération pour assurer la production d’un chocolat respectueux donc respectable ?

Une liste rapide des éléments à respecter serait : la Terre, les agriculteurs, les chocolatiers, les consommateurs. J’introduirai par la suite d’autres éléments.

On me qualifie souvent d’extrémiste. Oui, merci, c’est exact. Je suis pour l’extrême respect et l’extrême bon sens. Ne pas s’arrêter au milieu d’une idée, mais aller jusqu’au bout ! Ne pas frapper juste un peu mon voisin mais ne pas le frapper du tout…

La Terre étant notre habitat à tous, sans exception, un peu comme une immense maison commune, il paraît logique de la respecter. Si on casse un bout de mur par ci et une partie de charpente par là, sans réparer les dégâts, c’est notre confort à tous qui est en péril, voire notre survie car à force de dégâts il y a menace d’effondrement. Pour éviter le double effort : celui de casser puis celui de reconstruire, il est plus simple de ne pas affecter la Terre et de la respecter telle qu’elle est. D’autant plus qu’à l’inverse d’une maison, la Terre ne demande aucun entretien, elle est autonome pour se conserver en bon état, à condition de ne pas porter atteinte à son fonctionnement naturel.

Le cacao doit donc être issu d’une agriculture non destructrice, dite biologique. Je ne parle ici pas seulement du label bio, qui n’assure pas à lui seul les bonnes intentions de l’agriculteur vis à vis de la Terre. En effet, un agriculteur labellisé bio peut participer à détruire la Terre, et à l’inverse un agriculteur non labellisé bio peut très bien avoir des pratiques biologiques non destructrices. Le respect va beaucoup plus loin qu’un simple label.

Au passage, pour quelle raison a-t-on inventé le label BIO, ne devrions-nous pas instaurer à la place un label NON BIO (ou NON RESPECTUEUX), qui serait payant et obligatoire et dont le montant correspondrait au coût de dépollution des poisons utilisés, de remise en état des sols après usage pour les générations futures, et une participation aux frais de la sécurité sociale pour les problèmes de santé générés ? On se rendrait vite compte que les produits bio coûtent moins cher… tant mieux, non ? En effet, tous ces frais qui résultent de l’agriculture non respectueuse, sont de nos jours à la charge de tous, par le biais des impôts, des charges sociales et des problèmes de santé. Quelle belle leçon pour nos enfants : Le vol est encouragé et lucratif, et même appelé CONVENTIONNEL.

Ma vision d’une agriculture respectueuse est l’absence d’utilisation de tous produit de synthèse, sans exception, le respect du sol (sa nature et la vie qui le compose) ainsi que le respect de la biodiversité locale (faune et flore). Tous ces éléments, lorsqu’ils sont respectés, travaillent pour la Terre et ses habitants (dont l’être humain, qui s’entête à domestiquer et contrôler tout son environnement, gaspillant son énergie pour des résultats très négatifs).

On m’aurai traité d’extrémiste il y a quelques années, j’ose espérer que l’agriculture respectueuse, dite biologique, ne choque plus de nos jours.

Les agriculteurs (employeurs et employés) méritent aussi le respect. L’esclavagisme est malheureusement toujours d’actualité. Il y a quelques centaines d’années, vouloir donner des droits à un esclave aurait été considéré comme de la folie, voire du terrorisme. Aujourd’hui, fort heureusement, les personnes qui se sont levées pour l’abolition de l’esclavage sont passées du statut de terroristes au statut de héros. Comment expliquer qu’un cacaoculteur ne gagne que 1% d’un salaire de chocolatier ? Travaille-t-il moins dur ? Ne s’agit-il pas d’une coopération ?

Là encore un label RÉCOLTÉ PAR DES ESCLAVES, ou RÉCOLTÉ PAR DES HOMMES SOUS-PAYÉS devraient exister ! Il y a bien le commerce, dit équitable, qui assure des revenus dits justes. Analysons un peu cela. Une journée de travail rapportera un revenu de l’ordre de l’euro à l’agriculteur. La rémunération des autres intervenants (transporteur, transformateur, chocolatier, distributeur, consommateur, contrôleur commerce équitable, …) sera elle de l’ordre de la centaine d’euro. Le commerce dit équitable assure des revenus un peu supérieurs aux agriculteurs, disons en moyenne, pas plus du double, ce qui est bien me direz-vous… mais loin de ce que j’appellerais équitable. Je l’appellerais “commerce un peu moins inéquitable”.

Il est très largement accepté qu’une personne vivant dans un pays dit développé ou du nord a besoin d’un revenu supérieur à une personne vivant dans un pays dit du tiers-monde ou du sud.

En effet dans les pays du nord, les dépenses sont plus élevées : habitation, voiture, éducation, santé… que dans les pays du sud. Il semblerait donc logique que les revenus soient aussi plus élevés. Mais en fait, si on compare réellement, une voiture de qualité équivalente coûte souvent bien plus cher dans les pays du sud, de même pour les logements, l’éducation, la santé,… Il est en fait juste accepté que le confort de vie est lié au standard du pays, donc qu’un habitant du sud n’a pas besoin du même confort qu’un habitant du nord. Est-ce équitable ? Ma conception du confort est bien loin de ce qui est considéré comme standard dans les pays du nord, je me contenterai de beaucoup moins (ou disons différent), je ne rentrerai donc pas dans le débat de ce que devrait être le niveau de confort, mais au moins laissons à chacun la liberté de choisir pour soi-même. Si on se permet un certain revenu, peut-on accepter de donner à nos collaborateurs du sud 100 fois moins ? Je ne suis pas pour un système de contrôle strict, qui demanderait (gaspillerait) beaucoup d’énergie humaine, mais au moins que les bénéfices du commerce du cacao soient répartis plus équitablement et en fonction du travail fourni, et non en fonction de la position géographique ou hiérarchique du travail fourni.

Il me semble aussi important de préciser qu’il a été observé une grande quantité d’enfants esclaves issus de trafiquants kidnappeurs d’enfants dans les pays producteurs de cacao d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit là d’une pratique répugnante, à bannir totalement, mais qui s’explique, selon moi, comme étant le résultat du forçage des prix vers le bas par les géants du commerce et de la transformation du cacao, qui opèrent un quasi monopole sur le marché et donc ont la possibilité de fixer les prix à leur guise.

Pour arrêter l’esclavagisme, il faudrait redistribuer ce monopole à une infinité de petits artisans, en contact direct avec les agriculteurs pour organiser un commerce respectueux de tous, sans possibilité (ni volonté) de chantage.

Je passerai rapidement sur le respect des chocolatiers, je dirai juste que comme les agriculteurs, ils méritent de bonnes conditions de travail et un revenu en fonction du travail fourni et énergie dépensée, plutôt qu’en fonction de la bourse et de la “concurrence”, au passage, je rêve que ce mot se transforme un jour en coopération. La concurrence peut aider à pousser certaines personnes à donner le meilleur de ce qu’elles peuvent, mais d’un point de vue mondial, c’est très inefficace car c’est un gaspillage d’énergie humaine: différentes personnes partageant le même objectif s’efforcent de devenir les premiers ou les meilleurs, quand ils pourraient réaliser beaucoup plus en partageant et en travaillant main dans la main.

Cela nous amène au respect des autres chocolatiers. En fabriquant des produits de qualité médiocre et / ou bon marché, nous avons un impact sur la perception du monde du chocolat. En fabriquant des produits bon marché, on réduit la valeur globale du chocolat. Les produits trop bon marché deviennent le standard, la référence. Un produit à prix normal est alors appelé cher lorsqu’il est censé être la référence si nous souhaitons vivre dans un monde équitable. La grande distribution est championne pour faire pression sur les producteurs afin qu’ils leur vendent leurs produits à très bas prix, ce qui leur donne en contrepartie la possibilité de vendre une plus grande quantité. La même chose se passe avec la qualité, car le chocolat de basse qualité est maintenant le standard. Respecter les autres chocolatiers signifie pour moi donner le prix juste, fabriquer des produits de haute qualité et refuser de vendre par le biais de la grande distribution.

Le respect du consommateur, c’est le résultat de toute cette chaîne de respect. La Terre étant respectée, donnera le meilleur à l’agriculteur, qui lui étant aussi respecté fera de son mieux pour produire la meilleur qualité de cacao possible pour le chocolatier, qui lui aussi étant respecté fera de même pour produire le meilleur chocolat pour au final ravir le consommateur, qui dégustera un chocolat sain, bon et rempli d’amour, qu’il remettra gracieusement à la Terre après bon usage. La boucle est bouclée.

A ceci, je rajouterais l’étape cruciale de l’importation. Le cacao étant un fruit exotique, ne poussant qu’autour de l’équateur, nous avons donc recours au transport de marchandise sur longue distance. De nos jours, c’est pratique courante que d’importer presque tout ce que nous consommons, alimentation ou autre. Chaque région du globe se spécialise dans une production afin de répondre à la demande du reste du monde. Ce qui résulte à un va et vient infernal et continuel de toute sorte de marchandises parcourant des milliers de kilomètres avant d’arriver à destination. On en arrive à faire venir depuis l’autre bout du monde ce que l’on a déjà sur place. Ceci est bien souvent dû à la différence du prix de la main d’œuvre entre les différentes régions du monde. Une certaine quantité d’heures de travail + le transport sur plusieurs milliers de kilomètres coûtent moins chère que la même quantité d’heures de travail local sans transport. Cela n’a aucun sens. On en revient à ce qui est dit plus haut : ne nous permettons pas des revenus démesurément supérieur à nos partenaires du reste du monde (ou autrement dit : ne nous permettons pas de rémunérer le travail de nos partenaires démesurément moins que le notre), et ce problème sera du passé. Localiser la production de ce que l’on peut, et conserver les importations uniquement pour des produits impossible de produire localement, et considérer ces produits comme des produits de luxe. C’est exactement le cas du cacao. Les moyens de transports actuels sont très nocifs pour notre environnement. En localisant les productions, il est tout à fait possible de réduire les importations/exportations à une infime partie de ce qu’elles sont aujourd’hui. Pour le reste, rien de tel que le vent, énergie propre et inépuisable, pour déplacer les marchandises sur les longs trajets en mer. Le voilier est donc la solution qui me semble la plus adaptée au transport du cacao.

J’aimerai finir sur un point très important à mes yeux. J’aborde là un sujet sensible. Sûrement aussi sensible, voire plus, que ne l’était celui de l’abolition de l’esclavage humain il y a quelques centaines d’années. D’autant plus sensible qu’il s’agit de traditions jusque là très peu remises en question, et donc acceptées de tous comme étant normales depuis la plus tendre enfance, faisant partie intégrante de notre société et de nous-même. Il n’est pas rare qu’une tradition justifie des horreurs, nous l’avons observé à toutes les périodes de l’Histoire. À chaque période ses défis. Nous ne brûlons plus les sorcières, le racisme et le sexisme ne sont plus ce qu’ils étaient, le plastique commence à faire parler et déjà des personnes commencent à s’en défaire. Je comprends tout à fait ce mécanisme qui nous pousse à protéger les traditions. Nous sommes des produits de nos traditions, comment remettre en question toute une vie ? Comment remettre en question des générations entières, des siècles, des millénaires de traditions ? J’ai un regret avec les traditions : c’est que les pratiques se transmettent, mais pas les raisons qui sont à leurs origines. On a donc pas le choix que de les accepter par la pratique forcée et inconsciente depuis la naissance. Si nous portions autant d’importance à transmettre l’histoire à l’origine des traditions que la pratique des traditions elle-même, nous aurions alors un réel libre arbitre nous permettant d’accepter l’acceptable et refuser l’inacceptable.

Ce sujet que je veux aborder est celui de la condition de nos cohabitants sur Terre : le reste du monde animal ; dont les conditions de vie dépendent principalement de la volonté humaine. Ce sont devenu des êtres soumis avec aucune autodétermination de leur vie. Je souhaite pour moi-même d’être libre et indépendant, n’être la propriété privée de personne. De la même manière, je le souhaite à tous, humains ou non. L’homme est quasi omniprésent sur Terre, tout est organisé pour servir son fonctionnement, à l’insu des autres êtres vivants.

Donc aux autres respects énoncés plus haut j’ajouterais le respect des animaux. Dans la fabrication de chocolat, cela passe par l’utilisation exclusive de produits d’origine végétale, afin de ne pas participer au massacre ni à l’esclavage d’innocents qui n’ont rien fait de mal et ne mérite pas leur privation de liberté voire la peine de mort.

J’ai conscience que la tradition de manger et tuer des animaux pour le plaisir de nos papilles est fermement ancrée dans nos traditions. Mais, pour tous les animaux, je garde espoir que dans un proche futur ces traditions seront considérées comme de la préhistoire.

D’un point de vue purement égoïste, et au grand désarroi de l’industrie pharmaceutique, l’abolition de cet esclavage conduirait à un regain de vitalité et une santé publique bien meilleure. Donc en plus d’épargner des dizaines de milliards de morts animales, nous épargnerions des millions de malades et morts prématurés humains, ainsi que tous les frais de santé leur incombant.

PROJET DE COOPÉRATIVE

Le projet à long terme est de créer une coopérative de chocolatiers et cacaoculteurs pour une coopération directe. L’idée est de permettre à chacun d’atteindre ses objectifs: étant en contact direct, les coopérateurs pourraient donc expliquer ce qu’ils attendent l’un de l’autre et essayer d’ajuster leur méthode de travail afin de satisfaire au maximum les attentes des autres. Pour ne citer que quelques exemples : les chocolatiers, mêmes les plus petits, pourraient voir leurs souhaits de qualité exhaussés et les cacaoculteurs pourraient se libérer de l’emprise des prix du marché.

Cette coopérative serait ouverte à tous ceux dont les objectifs sont les suivant :

-Seule une agriculture basée sur les principes de l’agriculture biologique sera permise (incluant la production hors coopérative), certifiée si possible, et une méthode de culture et de travail la plus transparente possible afin que le consommateur final soit en mesure de comprendre son achat. Il est important de noter que même une agriculture certifiée biologique peut participer à la dégradation des sols. Les coopérateurs devront prendre ce point en considération et faire en sorte que les sols soient utilisés en prenant en compte les générations futures.

-Favoriser les échanges locaux. Les coopérateurs devront être investis localement, c’est à dire que au mois 50% de leur production totale (incluant la production hors coopérative) devrait être distribuée localement. Les agriculteurs devront donc allouer la moitié de leurs terres à une production locale, ou au moins préserver la moitié de leur terres à l’état sauvage car cela est aussi un moyen de préserver les écosystèmes locaux. Les chocolatiers se focaliseront sur une clientèle locale pour au moins 50% de leur production. À chacun d’entendre “local” comme il l’entend, l’échelle nationale étant le seuil de limite fixé par la coopérative, avec une possibilité d’extension pour les coopérateurs situés en zone frontalière.

-Les moyens de transport seront pensés en commun et les fèves de cacao seront transportées de la manière la plus écologique possible. Idéalement un voilier ferait un trajet par an, entre les différents pays producteurs de cacao, et livrerait tous les chocolatiers coopérateurs. Cela permettrait de limiter les coûts financiers (transport partagé) et environnementaux (utilisation du vent) du transport.

-Tous les coopérateurs ont les mêmes droits. Les échanges devront donc être équitable. Réellement équitable. Les rémunérations de tous les coopérateurs (et de leurs employés) étant impliqués dans la production, par exemple, d’une tablette de chocolat, devraient être de la même ordre de grandeur et basés sur le travail fourni et non sur la position géographique.

-Tous les coopérateurs ont la possibilité de participer aux décisions de la coopérative où chaque voix a la même valeur.

L’idée n’est pas de créer un système de contrôle strict car cela utiliserait (gaspillerait) beaucoup d’énergie humaine. Cette énergie devrait être utilisée pour produire du chocolat et non à contrôler. Mais la transparence et la volonté de partager publiquement les méthodes de travail devraient être mises en avant par les coopérateurs afin de renseigner les consommateurs, leur montrer qu’ils peuvent être fier de ce qu’ils ont à offrir, et permettre au consommateur de consommer de manière responsable.

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